Emeline Maufroy

Merci de passer chez moi ! Ici c'est un peu le bazar et je m'en excuse. Jeune maman overbookée, ma vie est remplie de bonheur, mais je déborde d'activités. Sismologue de formation, thésarde le jour, artiste le soir, amoureuse toujours, maman pour la vie... Ce blog montre quelques-unes de mes créations, sans trompette ni fanfare.

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Photographies

Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 11:11

Bonjour !
Aujourd'hui je vous propose une excursion touristique à Pékin, Chine. Voui, rien que ça! Si vous vous rappelez, nous avons eu la chance de passer une semaine à Pékin en octobre dernier. Je vous avais déjà montré les photos du voyage, il est temps de vous montrer les lieux incontournables de la capitale chinoise.

Petit aparté:
Attention, il s'agit exclusivement de photos touristiques. Vous ne verrez donc pas le vrai Pékin, celui que vivent les chinois au quotidien, qui se photographie difficilement. Je ne suis pas assez douée en photographie pour parvenir à rendre l'atmosphère typique des rues poussièreuses et rapetissées, bondées. Pékin c'est avant tout un peuple souriant, qui grouille de partout (ce qui peut être difficile à vivre pour le français moyen), des rues où se cotoient pavillons luxueux et bidonvilles, des échoppes de 5 m² qui vendent des choses indéterminables, des véhicules motorisés exotiques voir hybrides, des vendeurs de nourriture tous les 10 m... C'est très difficile à photographier, car les chinois ont le dévisagement facile, et j'avoue que je n'ai pas été suffisamment à mon aise dans les rues pour prendre en photo ces morceaux de vie quotidienne. Mais c'est une chose à vivre, et je laisse le soin à d'autres d'essayer de rendre cette ambiance en photo. Comme le dit Didier, allez un soir dans les hutongs, à pieds en vous mêlant à la foule, quand les chinois cuisinent sur le seuil de leur porte et vous offrent de partager leur repas contre une somme dérisoire. Sans interprète, sans rickshaws et sans guide! Langage des signes de rigueur, le sourire aidant, et ne pas hésiter à se frayer un chemin avec vos coudes (eux ne se gênent pas!). Après cela, vous aurez vécu Pékin. Et vous n'aurez plus jamais peur de la foule :D

Pékin c'est bien sûr une quantité astronomique de monuments historiques. En voici une petite sélection.

Les bâtiments historiques sont très grands. Ils ne sont généralement séparés que par un petit espace. Autrement dit: recul très limité pour les prendre en photo! Je vous conseille vivement le grand angle, voir envisager carrément de faire des montages panoramiques.

Voici le Temple des Lamas, que nous avons visité à peine sortis de l'aéroport, dans une lutte désespérée contre le décalage horaire :)



Le bâtiment se prolonge de part et d'autre, mais étant déjà collée au mur pour prendre cette photo, je suis d'emblée dans le bain pour une semaine qui va s'avérer photographiquement difficile!

Les mauvaises langues qui critiquent le ciel pollué de Pékin pourront constater que nous avons été épargnés!

Donc ces monuments sont difficiles à photographier, et figurez-vous qu'en plus, mon Doudou est aussi difficile à photographier. Incapable de garder son sérieux face à l'appareil, très criiispé, il a atteint son apogée à Pékin. Je vous épargne autant que possible ses grimaces en tout genre, mais tout de même, histoire de bien lui montrer que je regrette de ne pas avoir une grande quantité de belles photos de lui à Pékin, en voici une où il fait peur:



Doudou très crispé donc, et moi à ses côtés, sur la place Tian'anmen. Notez 4 détails typiques:
- le portrait de Mao dont la peinture ne présente jamais de défaut,
- le policier local au garde à vous,
- la mamie à la casquette blanche qui s'incruste sur la photo (un grand classique!),
- et la foule dense sur le pont, à affronter pour pénétrer dans la Cité Interdite...

L'entrée de la Cité Interdite, dont les dimensions sont époustouflantes :
(montage de deux photographies prises au grand angle)



Une statue incontournable à l'entrée de la Cité Interdite, le lion mâle, qui pose une patte sur le monde:



Plan incontournable de la Cité, vu dans de nombreux films:



(J'ai limite chouiné comme une gamine en prenant cette photo, tellement j'étais heureuse d'être là... On se sent tout petit petit... face à tant d'histoire. Ce lieu est vraiment une des merveilles de l'humanité. Je n'y connais rien en architecture, mais ça, ça me parle. Mon âme artistique est séduite par ces géométries.)

Encore une fois, les volumes sont très impressionnants! Au zoom, on peut observer la foule dense qui s'approche des bâtiments:



Il faut être chinois pour réussir à s'approcher des portes et voir l'intérieur !!!
L'escalier central est en marbre gravé de motifs magnifiques. C'était là que passait l'empereur... et toujours pas le commun des mortels!

La Cité Interdite est un régal pour la photographie de détails: cascades de toits, enluminures, et ces petites statuettes célèbres qui décorent les arêtes des toits (j'adooore) !





(le tout fraîchement repeint...)

La Cité Interdite, ce sont aussi ces longs et hauts murs rouges, très impressionnants:



La Cité est vraiment magnifique. Dommage qu'elle soit touristiquement bondée, mais les chinois l'aiment passionnément et la visiter semble être une consécration pour eux. C'est le seul endroit à Pékin où l'espace et le volume font partie de l'architecture. Ailleurs tout est resserré, concentré. L'ensemble peut paraître austère, mais les batîments privés sont plus petits et remplis de verdure. La famille royale ne vivait pas dans des conditions effroyables! Les chambres et lieux de vie quotidienne sont chaleureux, presque simples, en tout cas beaucoup plus intimes et conviviables qu'à Versaille, pour comparer! Par contre, les lieux politiques imposent par leur grandeur. Ce sont ces derniers que vous voyez sur ces photos.

Les toits de la Cité Interdite, vus depuis la Colline de Charbon :



La silhouette du parc Beihai, depuis la même colline :




Direction la "campagne" (c'est relatif), à l'écart du centre ville, pour rejoindre le Palais d'été. Un vrai challenge d'y arriver... le taxi est le seul moyen si vous ne faites pas partie d'un groupe organisé.

Des paysages bucoliques de toute beauté, au puissant parfum d'orient :



Le très célèbre bateau de marbre de l'impératrice Cixi :



A nouveau le montage panoramique est de rigueur pour prendre en photo les bâtiments dans des cours très resserrées :



L'atmosphère au Palais d'été est très belle, douce, une belle résidence pour empereurs et impératrices... on imagine que là enfin, la vie devait être plus tranquille que dans la Cité Interdite!
C'est désormais un lieu prisé pour la promenade à pieds ou en bateau. Et forcément s'il fait beau... bain de foule garanti !

Direction la vraie campagne cette fois-ci, à plusieurs dizaines de km de la capitale.
Nous voici à l'un des tombeaux des empereurs euh... Ming je crois bien, à vérifier. Ils ont tous plus ou moins la même architecture.



Pour prendre en photos ces tombeaux, je vous conseille de miser sur des vues extérieures, depuis la vallée ou depuis une colline. Etant en groupe organisé cette journée-là, nous n'avons pas pu le faire. Depuis l'intérieur les tombeaux ne rendent pas si bien que ça. Ils ressemblent terriblement à ce qu'on a déjà vu ailleurs... Les volumes sont néanmoins intéressants, les tombes elles-mêmes étant de grands blocs verticaux. Il faut beaucoup de recul pour les prendre, et donc se trouver à l'extérieur. La photo idéale serait une de la vallée des tombeaux, avec une tombe à chaque pied de colline, en sucession dans le paysage... magnifique.

Direction... La grande muraille de Chine !!! (bin voui quand même)
Et la muraille, ça grimpe sec :



Un vrai plaiiisiiir à faire par une bonne chaleur comme ce jour-là...... Regardez comme les gens sont pliés pour monter. La pente est très raide. Grimper sur la muraille ça se mérite!

A noter que le lieu est infesté de punaises. Un vrai régal quand on commence à transpirer et qu'elles vous sautent dessus... :p ça se mérite, je vous dis!

Au passage, lieu mondialement touristique, donc beau pot pourri linguistique.

Pour ma part je ne suis montée qu'au 2ème palier (la tour que vous pouvez voir sur la photo au-dessus). Nous avions un temps très réduit pour visiter la muraille (une heure et demie de libre), ce qui n'est pas suffisant pour grimper haut quand on n'a pas le niveau sportif. J'ai donc laissé Didier prendre de l'avance, et c'est lui qui a fait les photographies suivantes.

Mais je suis déjà contente de mon effort relativement modeste, car honnêtement... j'en ai chié!!! :p

La campagne est très belle, avec cette brume typique:




La muraille serpente sur les collines en face.

Curieusement, plus on grimpe, moins il y a de monde:



Panorama à couper le souffle, bravo à mon chéri qui a grimpé jusque-là (oui-oui, depuis la vallée tout en bas!) en 30 minutes:



Beaucoup de mamies chinoises relèvent cet exploit. Mais je vous conseille d'investir sur 3 ou 4 heures, avec beaucoup d'eau, pour réussir la performance.

Certains tronçons sont vraiment très raides:



Et le Doudou a bien mérité son coca chinois à la redescente !!!



(Au passage, vous trouverez en vente deux coca cola: un étiquetté en langue anglaise, l'autre en chinois. L'anglais est vendu 10 fois le prix du chinois. Il semblerait que les touristes refusent de boire le coca chinois... Didier et moi l'avons pourtant bu toute la semaine. Il a le même goût que celui que nous connaissons, ne nous a pas rendu malades, et même pas une ébauche de turista. On verra avec le temps si on meurt de façon précoce et dans d'atroces souffrances, mais pour l'instant nous survivons au coca chinois. Ah ces touristes......)

Retour vers la capitale, où la chaleur a fait monter cette brume bien connue. Photo prise à l'arrache dans le car, du célèbre nid d'oiseau olympique. Et le taxi en premier plan est très typique de la ville, c'est le mode de transport le plus pratique, pas cher, et le meilleur ami des touristes étrangers. On en trouve partout!



Par un temps magnifique, nous nous dirigeons vers le Temple du Ciel, un des lieux que j'ai préférés, par la beauté du parc, la très belle ambiance, et le plaisir de voir enfin la foule se diluer:



Le parc est très photogénique. Les chinois y vont pour se détendre, du coup la foule y est moins agressive qu'ailleurs. Vous pouvez trouver dans ce parc des coins désertés, plein de verdure, où il fait bon se ressourcer après le grouillement de la ville. Dans les plus grandes allées, les chinois pratiquent des petites activités diverses, que vous pouvez regarder sans problème: gymnastique matinale, danse façon country chinoise, chants traditionnels (magnifique!), jonglage, diabolos, etc...
J'ai filmé à outrance ces moments délicieux! Sans conteste, avec la Cité Interdite et la Grande Muraille, un des lieux que je conseille en priorité.

Nous sommes contents d'y être :





Quelques facéties de Doudou, au parc Beihai, qui fait ami-ami avec une divinité locale :





Et pour terminer, des voeux, des messages d'espoir, ou des remerciements, accrochés dans les arbres d'un temple :



J'espère que ce voyage vous a plu, et vous a convaincu que Pékin, au-delà de la Chine, est une destination qui vaut d'y consacrer du temps.
La plupart des voyages touristiques organisés ne consacrent que 2 jours à Pékin. C'est certes assez pour voir les lieux touristiques principaux au pas de charge. Vous verrez effectivement ce que montrent ces photos.
Mais vous aurez loupé la vie quotidienne dans cette ville incroyable, qui vit à 200 à l'heure, bien que lourdement ancrée dans le passé. Vous n'aurez pas partagé la vie des chinois, pas vu ces choses avec leurs yeux.
Nous y sommes restés 10 jours, et avons à peine la sensation d'avoir compris ce qu'est Pékin. A peine...
Des personnes, ici en France, et même des touristes étrangers rencontrés là-bas, nous ont dit qu'une semaine à Pékin, c'est trop.
C'est une grossière erreur. Les lieux touristiques sont très nombreux, et tous méritent qu'on y passe plus de 2 heures. Les restaurants sont incroyables, les boutiques sont légions et sont très intéressantes. Il faut aller voir la ruelle où l'on vend les brochettes de scorpions! Il faut boire du thé dans un salon de thé! Il faut manger du canard laqué! Il faut traverser les hutongs le jour, le soir, le matin. Il faut aller sur les marchés et acheter du thé en vrac. Il faut prendre le temps de discuter avec les étudiants chinois qui veulent travailler leur anglais. Il faut se débrouiller, prendre le métro ou le bus comme tout le monde, trouver sa nourriture sans comprendre un mot de l'écriture, il faut oser manger des plats indéterminés, oui-oui, même de la tortue ou du serpent! De toute façon vous ne saurez jamais ce que c'est, alors ça ne sert à rien de se le demander! Il faut goutter ces brochettes de petits fruits inconnus (sorte de mini-pommes au goût de pêche) recouverts de caramel croquant. Il faut visiter le marché aux grillons, aller voir les manufactures de soie ou de jade, acheter des pêches aux paysans de la campagne, aller se baigner au milieu des chinois dans les bains thermaux, se faire masser par une chinoise aux mains puissantes, et finir la semaine en dévisageant les mamies autant qu'elles vous dévisagent.
Nous avons fait bien de ces choses en 10 jours, mais pas toutes.
Alors 2 jours... c'est mieux que rien, mais si le coeur vous dit de passer une semaine entière à Pékin, sachez que cela est possible et c'est une belle expérience, d'autant plus précieuse qu'elle est rare.
Le dépaysement sera très fort, et peut être difficile les premiers jours. J'avoue avoir souffert par moment. Mais les souvenirs sont bons, et j'ai la sensation d'avoir vécu une aventure extraordinaire. De l'exotisme plein les mirettes!

Je vous laisse sur ces mots: l'amitié Chine-France est assez bousculée en ce moment, et je comprends bien pourquoi, néanmoins ne nous laissons pas abuser par les politiques. Le chinois lambda, qui a peu son mot à dire concernant son propre gouvernement, est une personne très humaine. Le sourire n'a pas de nationalité, et même si nous ne parlons pas la même langue, le regard est suffisant pour échanger un vrai instant d'amitié entre un français et un chinois. Ce sont des gens chaleureux. Ils ont leur vision du monde, où l'individu n'est rien et le peuple est tout, à l'opposé de nous qui privilégions la liberté individuelle. Il est normal que nous ne nous comprenons pas souvent. Je suis bien dans ma peau de française, et ne pourrais pas vivre en Chine. Néanmoins je ne voudrais pas juger ce peuple à cause des décisions de quelques-uns. Les pékinois nous ont traités avec plus d'amitié et de respect que bien d'autres pays soi-disant plus "évolués".
Leur vision du monde est en train de disparaître, car déjà les jeunes nous ressemblent terriblement. Fini le sacrifice individuel au nom de la masse, l'enfant unique et roi met en avant son droit d'être libre et de penser seul. Dans une génération, la Chine telle qu'on la critique aujourd'hui, aura disparu. Je ne regretterai pas leur gouvernement. Mais que vont devenir ces chinois qui vivent et pensent en communauté, et n'ont jamais rien connu d'autre? Seront-ils plus heureux pour autant?

Par Emeline - Publié dans : Photographies
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Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /Déc /2008 23:04

Après :
- un lever à 5h du mat'
- une correspondance à l'aéroport Charles de Gaulle en 50 min top chrono (incluant changement de terminal par bus, passage de la douane, de la sécurité, pour finir par une course au trôt et arrivant bons derniers dans l'avion)
- 12 heures de vol, de Paris à San Francisco
- 5 heures de route, de San Francisco à Yosemite
- 2 heures de galère pour installer les chaînes sur les pneus
- un pêtage de chaînes
- un moment de panique en voyant toutes les boutiques fermées
- un rachat d'autres chaînes à un mec de passage
- 150 $ dépensés pour cette histoire de chaînes
- 2 heures de route pour faire 30 km en pleine tempête de neige
- un arrêt tous girophares clignotants par un ranger en colère après qu'on ait grillé un stop (ooops)...
Nous voici enfin face à ça :



Le parc Yosemite et ses montagnes suprenantes : El Capitan (la plus grande paroi verticale granitique du monde) et le Half Dome à la forme si particulière.
La neige nous a causé bien des embûches, mais le lendemain au réveil, quel régal :









Et malgré les embûches, le Doudou est tout content :



A bientôt !

Par Emeline - Publié dans : Photographies
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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /Nov /2008 15:43

Aujourd'hui pas de scrapbooking, ni de loisirs créatifs. Je voudrais partager avec vous quelques photos que nous avons prises depuis l'avion lors de notre voyage à Pékin. Même si vous n'êtes pas amateurs de photos, je suis sûre que ça ne vous laissera pas indifférents...
Nous sommes partis de Nice, France, le 9 octobre 2008. Une première escale nous a mené jusqu'à Vienne, Autriche. De là, saut de puce géant jusqu'à Pékin, Chine, arrivée le lendemain 10 octobre après 9h de vol.

Honnêtement, je ne m'attendais à rien de particulier sur le trajet. Des nuages à perte de vue sans doute... (et le vol retour nous a prouvé que c'était possibe!) Mais finalement nous avons eu un ciel limpide pendant tout le voyage.

Nous avons donc pu prendre des photos, et franchement... je les trouve à tomber. Ce survol du continent Eurasie par temps clair fut une surprise, et un moment qu'il serait ridicule de qualifier d'agréable car l'émotion était telle que j'étais sur le point de chouiner toutes les 5 minutes :D
C'était MA-GNI-FI-QUE. Incroyable, indescriptible, la Terre est vraiment belle.

La magie tient à ce que les terres traversées sont, pour la française moyenne que je suis, lointaines et inacessibles. Il est très probable que je n'y mettrais jamais les pieds, ni vous cher lecteur. Les survoler, c'est déjà un grand moment. Et vu du ciel tout semble parfait...

Si vous vous rendez à Pékin, surtout ne zappez pas le hublot. Même si c'est plus pratique d'avoir le couloir pour aller aux toilettes, la vue depuis l'avion vaut son pesant des 900 euros qu'il vous aura fallu débourser. D'autant plus que Pékin est la seule destination qui vous fera prendre cette route, les vols pour les pays asiatiques du Sud survolant plutôt l'Inde que la Sibérie.

Les photos suivantes ont toutes été prises par Didier (c'est Monsieur qui avait le hublot, ce qui ne m'a pas empêché de grimper sur lui pour voir quelque chose). Aucune n'est retouchée, vous avez les couleurs réelles.
Après le décollage de Nice, survol des Alpes italiennes, de très belles formations rocheuses qu'il faudra aller voir d'en-bas, car ce n'est pas loin tout de même:

 

Ensuite peu de choses à signaler sur le trajet jusqu'à Vienne, et encore moins sur la Russie... non pas qu'il ne faisait pas beau, ou que le paysage n'était pas magnifique... nous n'en savons rien, car il faisait nuit! Nous avons vu les éclairages de quelques villes russes perdues dans des immensités noires.
Il est 2h40 en France, le soleil se lève... sur la Sibérie:

Evidemment pas facile de dire exactement où nous sommes. Il a l'air de faire froid en bas... :) Pas de ville à l'horizon, et ce depuis plus de 1000 km...
Les montagnes s'élèvent, il semble faire de plus en plus froid. De larges vallées entaillent les reliefs, et pourtant pas la moindre trace de civilisation. Même pas de route...

Il y a plein de lacs. Dire que dans nos Alpes françaises, les lacs de montagne sont souvent visités par les randonneurs! Qu'en est-il de ceux-là? Difficile de se rendre compte des distances.

Un quart d'heure passe (combien de km? à 700 km/h, environ 150 à 200). D'un coup, les montagnes s'arrêtent:

Nous nous trouvons à l'Ouest du lac Baïkal. Ce dernier se cache derrière l'aile de l'avion sur la photo ci-dessus. Nous allons bientôt franchir la frontière Russie - Mongolie. Nos âmes de géologue font tilt: ces montagnes qui s'arrêtent brusquement, y aurait-il là une faille majeure? Il faudra que j'interroge un spécialiste au laboratoire.
C'est pour moi le moment le plus magique du voyage. Tout semble étranger, exotique, et tellement proche à la fois. Didier et moi sommes des amoureux de la montagne, et l'envie nous démange d'aller voir celles-ci pour de bon. Et cet alignement dans le paysage, n'est-ce pas unique? Vous imaginez-vous dans cette plaine, regardant cette façade rocheuse immense? Et le lac Baïkal, dont le nom suffit à évoquer le lointain, la "perle de Sibérie", est là, sous nos yeux, tout près.
La neige disparue, la civilisation est de retour. Discrète, on peut néanmoins distinguer sur ces collines des formes géométriques, probablement des traces d'agriculture:

Je ne sais pas pourquoi une flaque nuageuse a décidé de se poser là (creux topographique humide sans doute), mais avec les sommets enneigés en arrière-plan, sur toute la longueur, le tableau est magnifique:

Nous nous éloignons doucement vers la Mongolie. Didier et moi nous tordons le coup vers l'arrière pour apercevoir le lac Baïkal qui s'est longtemps caché derrière l'aile de l'avion:

Distinguez-vous le lac sur la photo ci-dessus? Il se trouve derrière la barre enneigée centrale, juste derrière la langue de nuages qui le souligne. Plus que ses eaux, on distingue les roches qui le bordent sur la rive Nord. Ce n'est là que la pointe Ouest du lac. Le volume du lac Baïkal représente environ 260 fois celui du lac Léman.
Direction la Mongolie, où les couleurs changent radicalement:

Quel bel enchaînement, nous sommes passés des neiges au désert. La photo ci-dessus montre la première ville que nous survolons depuis le lever du soleil. Il est 3h17 en France. Il existe de grandes villes près du lac Baïkal, mais nous sommes passés trop au large pour les distinguer. J'ai cherché sur Google Earth le nom de cette ville sortie d'un autre monde, mais la résolution n'est pas suffisante dans cette région paumée. Les rivières font des méandres magnifiques. Mais comment vit-on ici bas?
Des couleurs rustiques, des méandres sur des centaines de km, d'immenses champs...:

 

Un autre moment d'émotion, nous survolons Ulaanbaatar, la capitale et plus grande ville de la Mongolie. 3h40 en France:

Le désert peut-être, mais plutôt froid que chaud! A nouveau je me demande si un jour je poserai les pieds dans cette ville... Un million d'habitants. Elle s'étend sur une vingtaine de km. A la belle saison (je ne sais pas quand c'est dans cette région du monde!), le coin peut être sympathiquement vert.
Nous volons vers le Sud-Est. Et voici... le désert de Gobi:

Le temps passe très vite, les km s'avalent encore plus vite. Un tel voyage donne la sensation que la Terre est bien petite. Nous pouvons suivre la progression de l'avion sur l'écran devant notre siège, où défilent des noms de lieux inconnus.
40 min plus tard, nous atteignons la frontière Mongolie - Chine. Cette région du monde est dominée par l'agriculture:

De plus en plus de villes, de routes, des champs qui épousent la forme des reliefs:

Même d'en haut on reconnait les paysages de la Chine, qu'on a tous vus en photo ou dans des reportages.
Il est 5h en France. Le pilote nous annonce le début de notre descente. D'un seul coup, serpentant sur les sommets des collines, une ligne pâle... nous sommes très émus: c'est la Grande Muraille de Chine.

Dans quelques jours, nous foulerons de nos pieds ce lieu mythique. Cette fois-ci, nous allons réellement nous poser et toucher du doigt ce qui nous faisait rêver.
La Chine sera belle, nous n'en doutons pas, mais le survol de la Sibérie et de la Mongolie nous aura mis des paillettes (de glace!) plein les yeux.
Survol de Pékin avant l'atterrissage:

Nous posons pied à terre à 11h40 heure locale, nous sommes le 10 octobre... Il est 5h40 en France, et nous sommes partis la veille.
C'est le début de notre séjour en terre chinoise, dont j'aurais l'occasion de vous parler une prochaine fois.
Je vous remercie d'avoir suivi mon voyage au long de ces photos. J'espère que vous avez passé un moment sympathique, et que je vous ai fait un peu rêver!
Au total ce voyage aura duré environ 15 heures. 2 heures pour le vol Nice - Vienne, 4 heures d'attente en transit, et 9 heures pour le vol Vienne - Pékin. Ces photos ne vous illustrent que les 3 dernières heures du voyage. Comme il faisait nuit au départ de Vienne, nous avons pu dîner puis dormir tranquillement avant le lever du soleil. Une nuit courte et inconfortable je vous l'avoue... Mais se réveiller avec la Sibérie sous les yeux vaut bien quelques heures de patience.
A très bientôt et encore merci pour votre lecture :)

Par Emeline - Publié dans : Photographies
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