DIDINE.BIZ !!!

Aujourd'hui pas de scrapbooking, ni de loisirs créatifs. Je voudrais partager avec vous quelques photos que nous avons prises depuis l'avion lors de notre voyage à Pékin. Même si vous n'êtes pas amateurs de photos, je suis sûre que ça ne vous laissera pas indifférents...
Nous sommes partis de Nice, France, le 9 octobre 2008. Une première escale nous a mené jusqu'à Vienne, Autriche. De là, saut de puce géant jusqu'à Pékin, Chine, arrivée le lendemain 10 octobre après 9h de vol.

Honnêtement, je ne m'attendais à rien de particulier sur le trajet. Des nuages à perte de vue sans doute... (et le vol retour nous a prouvé que c'était possibe!) Mais finalement nous avons eu un ciel limpide pendant tout le voyage.

Nous avons donc pu prendre des photos, et franchement... je les trouve à tomber. Ce survol du continent Eurasie par temps clair fut une surprise, et un moment qu'il serait ridicule de qualifier d'agréable car l'émotion était telle que j'étais sur le point de chouiner toutes les 5 minutes :D
C'était MA-GNI-FI-QUE. Incroyable, indescriptible, la Terre est vraiment belle.

La magie tient à ce que les terres traversées sont, pour la française moyenne que je suis, lointaines et inacessibles. Il est très probable que je n'y mettrais jamais les pieds, ni vous cher lecteur. Les survoler, c'est déjà un grand moment. Et vu du ciel tout semble parfait...

Si vous vous rendez à Pékin, surtout ne zappez pas le hublot. Même si c'est plus pratique d'avoir le couloir pour aller aux toilettes, la vue depuis l'avion vaut son pesant des 900 euros qu'il vous aura fallu débourser. D'autant plus que Pékin est la seule destination qui vous fera prendre cette route, les vols pour les pays asiatiques du Sud survolant plutôt l'Inde que la Sibérie.

Les photos suivantes ont toutes été prises par Didier (c'est Monsieur qui avait le hublot, ce qui ne m'a pas empêché de grimper sur lui pour voir quelque chose). Aucune n'est retouchée, vous avez les couleurs réelles.
Après le décollage de Nice, survol des Alpes italiennes, de très belles formations rocheuses qu'il faudra aller voir d'en-bas, car ce n'est pas loin tout de même:

 

Ensuite peu de choses à signaler sur le trajet jusqu'à Vienne, et encore moins sur la Russie... non pas qu'il ne faisait pas beau, ou que le paysage n'était pas magnifique... nous n'en savons rien, car il faisait nuit! Nous avons vu les éclairages de quelques villes russes perdues dans des immensités noires.
Il est 2h40 en France, le soleil se lève... sur la Sibérie:

Evidemment pas facile de dire exactement où nous sommes. Il a l'air de faire froid en bas... :) Pas de ville à l'horizon, et ce depuis plus de 1000 km...
Les montagnes s'élèvent, il semble faire de plus en plus froid. De larges vallées entaillent les reliefs, et pourtant pas la moindre trace de civilisation. Même pas de route...

Il y a plein de lacs. Dire que dans nos Alpes françaises, les lacs de montagne sont souvent visités par les randonneurs! Qu'en est-il de ceux-là? Difficile de se rendre compte des distances.

Un quart d'heure passe (combien de km? à 700 km/h, environ 150 à 200). D'un coup, les montagnes s'arrêtent:

Nous nous trouvons à l'Ouest du lac Baïkal. Ce dernier se cache derrière l'aile de l'avion sur la photo ci-dessus. Nous allons bientôt franchir la frontière Russie - Mongolie. Nos âmes de géologue font tilt: ces montagnes qui s'arrêtent brusquement, y aurait-il là une faille majeure? Il faudra que j'interroge un spécialiste au laboratoire.
C'est pour moi le moment le plus magique du voyage. Tout semble étranger, exotique, et tellement proche à la fois. Didier et moi sommes des amoureux de la montagne, et l'envie nous démange d'aller voir celles-ci pour de bon. Et cet alignement dans le paysage, n'est-ce pas unique? Vous imaginez-vous dans cette plaine, regardant cette façade rocheuse immense? Et le lac Baïkal, dont le nom suffit à évoquer le lointain, la "perle de Sibérie", est là, sous nos yeux, tout près.
La neige disparue, la civilisation est de retour. Discrète, on peut néanmoins distinguer sur ces collines des formes géométriques, probablement des traces d'agriculture:

Je ne sais pas pourquoi une flaque nuageuse a décidé de se poser là (creux topographique humide sans doute), mais avec les sommets enneigés en arrière-plan, sur toute la longueur, le tableau est magnifique:

Nous nous éloignons doucement vers la Mongolie. Didier et moi nous tordons le coup vers l'arrière pour apercevoir le lac Baïkal qui s'est longtemps caché derrière l'aile de l'avion:

Distinguez-vous le lac sur la photo ci-dessus? Il se trouve derrière la barre enneigée centrale, juste derrière la langue de nuages qui le souligne. Plus que ses eaux, on distingue les roches qui le bordent sur la rive Nord. Ce n'est là que la pointe Ouest du lac. Le volume du lac Baïkal représente environ 260 fois celui du lac Léman.
Direction la Mongolie, où les couleurs changent radicalement:

Quel bel enchaînement, nous sommes passés des neiges au désert. La photo ci-dessus montre la première ville que nous survolons depuis le lever du soleil. Il est 3h17 en France. Il existe de grandes villes près du lac Baïkal, mais nous sommes passés trop au large pour les distinguer. J'ai cherché sur Google Earth le nom de cette ville sortie d'un autre monde, mais la résolution n'est pas suffisante dans cette région paumée. Les rivières font des méandres magnifiques. Mais comment vit-on ici bas?
Des couleurs rustiques, des méandres sur des centaines de km, d'immenses champs...:

 

Un autre moment d'émotion, nous survolons Ulaanbaatar, la capitale et plus grande ville de la Mongolie. 3h40 en France:

Le désert peut-être, mais plutôt froid que chaud! A nouveau je me demande si un jour je poserai les pieds dans cette ville... Un million d'habitants. Elle s'étend sur une vingtaine de km. A la belle saison (je ne sais pas quand c'est dans cette région du monde!), le coin peut être sympathiquement vert.
Nous volons vers le Sud-Est. Et voici... le désert de Gobi:

Le temps passe très vite, les km s'avalent encore plus vite. Un tel voyage donne la sensation que la Terre est bien petite. Nous pouvons suivre la progression de l'avion sur l'écran devant notre siège, où défilent des noms de lieux inconnus.
40 min plus tard, nous atteignons la frontière Mongolie - Chine. Cette région du monde est dominée par l'agriculture:

De plus en plus de villes, de routes, des champs qui épousent la forme des reliefs:

Même d'en haut on reconnait les paysages de la Chine, qu'on a tous vus en photo ou dans des reportages.
Il est 5h en France. Le pilote nous annonce le début de notre descente. D'un seul coup, serpentant sur les sommets des collines, une ligne pâle... nous sommes très émus: c'est la Grande Muraille de Chine.

Dans quelques jours, nous foulerons de nos pieds ce lieu mythique. Cette fois-ci, nous allons réellement nous poser et toucher du doigt ce qui nous faisait rêver.
La Chine sera belle, nous n'en doutons pas, mais le survol de la Sibérie et de la Mongolie nous aura mis des paillettes (de glace!) plein les yeux.
Survol de Pékin avant l'atterrissage:

Nous posons pied à terre à 11h40 heure locale, nous sommes le 10 octobre... Il est 5h40 en France, et nous sommes partis la veille.
C'est le début de notre séjour en terre chinoise, dont j'aurais l'occasion de vous parler une prochaine fois.
Je vous remercie d'avoir suivi mon voyage au long de ces photos. J'espère que vous avez passé un moment sympathique, et que je vous ai fait un peu rêver!
Au total ce voyage aura duré environ 15 heures. 2 heures pour le vol Nice - Vienne, 4 heures d'attente en transit, et 9 heures pour le vol Vienne - Pékin. Ces photos ne vous illustrent que les 3 dernières heures du voyage. Comme il faisait nuit au départ de Vienne, nous avons pu dîner puis dormir tranquillement avant le lever du soleil. Une nuit courte et inconfortable je vous l'avoue... Mais se réveiller avec la Sibérie sous les yeux vaut bien quelques heures de patience.
A très bientôt et encore merci pour votre lecture :)

Sam 22 nov 2008 16 commentaires
Moi qui suit malade en avion et qui ne peut pas regarder à travers le hublot sous peine d'arroser mon voisin, je suis contente parce que je suis arriver à faire le voyage avec toi sans débordements!!! (lol)
Bidi44 - le 22/11/2008 à 19h13
C'est superbe, et surtout lorsqu'on sait où on est (pas toujours évident, même avec la carte à l'écran). Très sympa.
Florence - le 22/11/2008 à 20h13
merci du partage!! elles sont splendides ces photos! bizz
tchou - le 22/11/2008 à 20h15
Un grand merci à toi pour ce magnifique voyage !!!! Tu peux félicité ton homme, ces photos sont superbe. Je t'embrasse bien tendrement, Sam
sam - le 22/11/2008 à 22h29
quel beau partage que celui-ci.... moi qui n'ai pas encore pris l'avion.... je suis comblée.... merciiiii
ramasyl - le 22/11/2008 à 23h28
Quelle agréable surprise ! Tu viens de décrire parfaitement pourquoi l'avion me fascine. Je n'ai pas eu la chance de voler au dessus de ces contrées, mais déjà la France, c'est magique. C'est un géologue qui m'a amenée à piloter, tiens ! Bravo pour ces images formidables, et merci de les faire partager avant de les scrapper!
laurence - le 23/11/2008 à 07h49
tu as réussi de bien magnifiques photos
lapenelopedu54 - le 23/11/2008 à 08h48
c'est époustouflant ces photos merci de nous faire partager
aurelie - le 23/11/2008 à 13h41
quel voyage! merci de nous le faire partager... scrapbizoux ghys05
ghys05 - le 24/11/2008 à 08h10
WAOUH !!! superbes mais alors ma préférence va à la première photo elle est sensas !!!
petit scarabee - le 24/11/2008 à 17h34